Le devis est prêt en sortant de la visite
2 septembre 20266 min de lecture
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Son premier devis était un gros devis. Il ne connaissait pas encore son catalogue de fournitures, il a passé du temps à compter les quantités, et il l’a trouvé long. C’est le seul devis long de son année. Tous les suivants sont partis en une à deux heures, visite de chantier comprise.
Deux heures, visite comprise
Il ne le tape pas le soir. Il le construit sur place, à partir d’un catalogue de prix où chaque ligne porte déjà sa main-d’œuvre, sa fourniture et sa marge. Ce catalogue, nous l’avons construit avec lui avant son premier chantier, et il bouge encore : chaque chantier corrige une ligne. Seul, il estime qu’il lui aurait fallu quelques mois pour le monter.
Le devis est prêt quand il remonte dans le camion. Il l’envoie après relecture, souvent le lendemain, et le client le reçoit clair, avec le relevé fait devant lui. Sur les retours qu’il reçoit, il ne fait pas de phrases.
Le tarif était trop cher mais on s’adapte par rapport au budget de chacun. Mais sinon que du positif. Devis clair et précis.
Il dit avoir gagné des chantiers là-dessus : la réactivité, et le devis disponible tout de suite. Le soir, il lui reste une demi-heure d’administratif, uniquement les jours de visite. Le reste du temps, rien.
Le devis prêt sur place ouvre une autre porte, qu’il n’a pas encore prise : le faire signer sur place. Chaque devis part avec un lien de signature électronique, le client signe sur son téléphone, et le délai médian entre le lien et la signature est aujourd’hui d’une journée. Un client qui vient de faire le tour du chantier avec l’artisan, qui a le devis devant lui et le lien dans la main, peut signer avant que la porte se referme. C’est une stratégie, pas un gadget : le devis qui attend trois jours dans une boîte mail est celui qu’un concurrent peut rattraper.
Le devis se fait sur le chantier, pas le soir à la table de la cuisine.
Ce qui l’empêche de dormir n’est pas le devis
C’est le carnet de commandes. Le manque de clients, et les mauvais payeurs. Mai et juin ont été creux, et il les nomme sans détour comme son moment de doute. Son site lui a amené moins de dix clients : une porte secondaire, dit-il, et nous n’allons pas écrire le contraire.
La rentabilité de chaque chantier, que l’outil lui calcule, il ne la regarde pas encore.
Pas important pour le moment. Pour le moment c’est d’avoir de l’activité. La rentabilité, on en parlera à la fin de l’année.
Le seul imprévu administratif qui l’a surpris tient en un mot : le comptable. Et si on lui retirait l’outil demain, ce qui lui manquerait, ce sont les devis, parce qu’il y passerait « énormément de temps ». Il ajoute que l’outil doit rester en amélioration : chercher toujours à gagner du temps.